La Thérapie Globale Active

Dernière mise à jour mai 2009#

    A. Fonctionnement de la TGA

    Inspirée par la stimulation sensorielle (EMDR), la Bio-Energie du Dr A.LOWEN, la Sophrologie Analytique de l’Ecole Française et la Psychologie des Profondeurs de C.G.JUNG , avec la symbolique des rêves, j’ai conçu une méthode, la Thérapie Globale Active, une méthode complète et très efficace pour venir à bout d’un large éventail de pathologies. L’émotion et le corps sont le chemin le plus direct pour créer de nouvelles connexions neuronales, qui vont aider notre cerveau (très plastique) à sortir des comportements et symptômes (psychosomatiques et psychologiques) pathologiques et répétitifs.

    Généralement, la TGA, est une thérapie brève, de 5 à 10 séances en moyenne, espacées de 2 à 4 semaines selon les possibilités et les besoins du consultant.

    Dans le cas d’un vécu traumatique ou de vécus traumatiques répétés, même vécus dans l’étape primale (première année de la vie), le cerveau apprend de l’expérience et adapte ses réactions pour assurer la « survie » de l’individu, en évitant une situation de « danger ». Il met en place des comportements pathologiques, (tocs, phobies, angoisses, dépression...) ou des symptômes physiques (maladies fonctionnelles)... Il se prépare et s’organise : l’événement provoque un apprentissage, l’acquisition d’un modèle de comportement (de défense), et la répétition de ce modèle (souvent inadapté à la nouvelle réalité) empêche d’acquérir de nouvelles capacités, plus adaptées au présent, aux choix libres du sujet et à ses besoins réels. C’est un cercle vicieux.

    Avec l’analyse et les rêves, nous allons dénicher certaines de ces cibles, pour, grâce à l’actualisation de la scène, (en introspection), et à une stimulation sensorielle alternée, qui sera toujours différente de la sensorialité de la scène originale, trouver des ressources ou des détails qui ne sont pas retenus dans le choc traumatique et qui vont changer le sens du vécu ou lui donnent un sens.

    Cela se fait en stimulant le néocortex temporal (sens) pour que le paléocortex (émotion) puisse revivre la situation traumatique sans censure, séparer la raison (néocortex préfrontal) du ressenti (paléocortex ou système limbique) grâce à la stimulation sensorielle (qui, elle, dépend du néocortex temporal).
    Cette « distraction » du néocortex (la raison) donne le recul nécessaire à notre corps et notre émotionnel, pour regarder une situation négative d’un angle différent, grâce aux ressources du présent, en allant même la transformer si la scène traumatique ne permet pas, en soi, de trouver quoi que ce soit de positif.
    Nous pouvons enfin intégrer cette scène dans notre compréhension d’une façon globale et différente grâce aux ressources présentes en nous tous, mais qui étaient neutralisées par la croyance négative de survie.
    Elles viennent modifier le ressenti d’origine, avec une réaction expressive appropriée (bioénergie). Ces ressources défont le nœud émotionnel (système limbique) qui va s’intégrer dans le néocortex préfrontal comme une information ordinaire, donc absente d’affects négatifs.
    Alors nous devenons libres de nos choix actuels, adaptés à la situation présente et pas dans un fonctionnement pathologique automatique de défense et de survie. En plus, pour finir et toujours sous une stimulation sensorielle en alternance, la personne va revivre la scène originale en la changeant, en intégrant ce qu’elle a découvert aujourd’hui, et qui transforme l’idée négative que souvent, elle se faisait d’elle-même.
    Nous pouvons changer le passé, parce que nous pouvons changer les effets de ce passé traumatique dans notre cerveau, au présent, ici et maintenant, grâce à sa plasticité. Notre système de références et l’organisation de notre cerveau changent en éliminant le conditionnement (la cause) qui menaçait la survie.
    Notre cerveau, après la thérapie, a désappris un comportement ou un symptôme, qui, dans le passé, était adapté et qui n’est plus actuel. Notre cerveau, peut maintenant apprendre une nouvelle façon d’agir, de faire : d’un côté la conscience de notre comportement (pathologie ancienne) et le pourquoi de ce comportement, et de l’autre côté, grâce à la sophrologie, l’acquisition de nouvelles compétences qui amènent à une nouvelle réalité, plus positive et intéressante pour l’individu.

    « Ce qui ne parvient pas à la Conscience revient sous la forme du Destin » C G Jung.


    Conscience en sophrologie :

    Le concept fondamental en sophrologie est celui de Conscience. Dérivé de « cum scire » qui veut dire « avec savoir ». Conscience, du latin « conscientia », veut dire connaissance qui accompagne nos impressions et nos actions. La connaissance de l’objet par le sujet.
    Etre doué de conscience, c’est se savoir exister au monde. C’est déjà se savoir exister et savoir l’existence d’un monde structuré, ordonné, qui est à l’extérieur de nous et dans lequel on vit. Et c’est surtout savoir qu’on sait. Avoir conscience d’exister au monde, c’est savoir qui on est, et dans quel monde on est.
    Avoir conscience introduit une distance entre moi qui est conscience et ce dont j’ai conscience.
    La conscience est aussi le fil conducteur de l’évolution de l’être humain.

    Avec la conscience fusionnelle, l’être ne fait pas la différence entre le monde et lui-même. Et c’est cette reconnaissance de l’objet comme étant différent de lui qui fait que le stade du miroir est enfin établi par l’enfant. C’est là que notre système de représentation a commencé à se structurer.
    Mais que veut dire avoir conscience ? C’est un pouvoir d’investigation sur le monde intérieur et extérieur. Et aussi l’organisation personnelle et dynamique de la vie psychique.
    La conscience nous permet de ne pas seulement avoir les sentiments ou la sensation mais de nous représenter cette sensation, de l’exprimer sous une forme verbale.
    Un savoir n’est effectif que s’il est verbalisé, exprimé. Le savoir n’existe pas en dehors des mots qui le disent, et donc quand il s’agit du savoir selon lequel on existe, on emploie le mot « je ».
    Les états de conscience varient selon la qualité des rapports au monde, à l’adaptation au monde.
    Du point de vue de la Sophrologie, avoir conscience, s’ouvrir à la conscience n’est pas seulement être en éveil, attentif, avoir un système de références (bien que pour avoir conscience tout cela est aussi nécessaire), mais c’est le but majeur d’une science qui se définit comme l’étude de la conscience humaine et ses modifications. La conscience sophronique représente la projection existentielle d’une conscience incarnée, dont le point de départ du vécu est toujours la corporalité. C’est l’amplification de la captation et l’intégration des données. La sophrologie a compris l’importance d’accéder à la libération qui permet d’adhérer à la notion de la TOTALITE DE L’ETRE, dans une liberté responsable de laquelle surgissent la dignité et les valeurs fondamentales de chacun.

    La sophrologie adhère à l’abord phénoménologique de la conscience. Elle a su lui donner une méthodologie pratique, tout en se tournant vers l’orient et ses philosophies. Le résultat est un ensemble des techniques qui apportent la possibilité d’élargir la conscience au plus grand nombre de gens ; elle a la qualité de rester une science, une philosophie et un art, mais a su se rendre humble pour être aussi accessible au plus grand nombre. A travers la corporalité et dans le vécu d’une pratique répétée, la sophrologie avec sa Relaxation dynamique(RD), surtout avec la RD 2, trouve le moyen de nous ouvrir à cette conscience qui se met ici à notre portée. On va s’accepter et s’aimer, grâce à la conscience enveloppante qui va nous construire et nous concilier avec nous-mêmes ; et à travers le sens, à travers le ressenti du corps, nous arrivons à comprendre qu’on a aussi un sixième sens : l’intuition, et que cette intuition est le sens de la conscience. L’intuition est la conscience immédiate qui va nous ouvrir la porte vers cette évolution, envers nous et envers les autres. On va gagner en conscience, en présence au monde, et on va devenir « acteur » et non seulement spectateur passif de notre existence.
    Le seul fait de pratiquer la SDB d’une façon régulière, avec le travail positif au niveau sophro-liminal, suffit pour avoir une incidence positive dans tous les éléments psychiques dans notre être tout entier, c’est en soi une évolution vers « C », vers cette conscience sophronique, qui est le but de la sophrologie. L’état de conscience ordinaire qui est le départ, avec ses comportements pathologiques, va laisser la place, petit à petit, à une plus grande liberté, notre « moi » va se transformer, s’affirmer, il ne fluctuera plus entre le « ça » et le « sur-moi ».
    Maître de soi, la conscience arrive comme un phare pour libérer notre inconnu, on devient apte à regarder en nous, à prendre conscience des causes et réactions de notre fonctionnement et celui du monde extérieur. On est présent mais pas juge. On devient responsable de nos actes, « propriétaires » de notre place et de notre singularité, et respectueux de celle des autres. Avec une reconnaissance intuitive et réfléchie de nous dans le monde.

    A. Andueza
    sophro.ana.lyse@neuf.fr


    Bibliographie

    *Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau » de Norman DOIDGE

    *Logothérapie du Dr Viktor E. Frankl : « lorsqu’on ne peut modifier une situation –la mort par exemple- on n’a pas d’autre choix que de se transformer » « on peut trouver un sens à la vie même à travers la souffrance si celle-ci est inévitable ; si elle n’est pas inévitable, la souffrance, il faut éliminer sa cause, qu’elle soit psychologique, biologique ou politique ; accepter de souffrir inutilement est du masochisme »

    « La joie et la tristesse font partie de la vie »